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merselkebir1940

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    • Album : Mers El Kébir
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    Devinez qui est responsable du drame de Mers El Kebir ?

    On ne peut évoquer Mers El Kebir sans faire référence au rôle personnel et déterminant qu’y a joué Churchill. Homme d’excès, nanti d’une  »mentalité de joueur de poker », Churchill avait compris en 1040 que la partie était perdue sur le continent et que désormais seuls comptaient les intérêts de la Grande-Bretagne.

    C’est un partisan de la guerre à outrance – pour les autres –.

    De son isolement sur la scène international et de sa volonté de ne rien céder va naître « l’opération Catapulte » qui consiste à capturer ou détruire la flotte française. Ministres anglais comme amiraux sont contraints d’accepter les ordres inhumains de Churchill. L’un des amiraux parlera même de « crime de guerre ».

    L’Allemagne donne son accord pour le désarmement des navires français ; la paix approche. Churchill fait donc hâter l’exécution de « l’opération Catapulte » alors que les Américains acceptent les conditions allemandes faites à la France.

    Le drame.

    Le 3 juillet 1940, peu avant l’aube, les Anglais s’emparent par la force de nos bâtiments se trouvant dans les ports de Portsmouth, Plymouth, Falmouth et Sheerness. L’opération est menée avec une violence et un manque d’égard le plus souvent inutiles. Bilan : deux morts et quatre blessés.

    A Mers El Kebir se trouve concentrée depuis peu la flotte de l’atlantique, c’est à dire les plus belles unités de la Marine française, renforcées par la flotte locale : quatre cuirassés, six contre-torpilleurs, un porte-avions, quatre sous-marins et des torpilleurs. Ces bâtiments ne sont plus sur pied de guerre, les machines sont à l’arrêt et la configuration du port est telle que les cuirassés ne sont pas en mesure d’utiliser leur armement principal, les tourelles de 380 dirigées vers la terre.

    Vers 7 h du matin apparaissent trois navires de ligne anglais, deux croiseurs, un porte-avions et plusieurs torpilleurs. Un ultimatum est présenté à l’Amiral Gensoul, commandant les forces navales françaises, exigeant :

      soit de rallier la Flotte britannique,

      soit d’appareiller sous contrôle britannique avec équipage réduit,

      soit de conduire la Flotte aux Antilles pour y être désarmée.

    Les Français ont 6 heures pour s’exécuter ou se saborder. Dans le cas contraire, les Britanniques ouvriront le feu.

    L’Amiral Gensoul fait prendre immédiatement les dispositions de combat et va essayer de gagner le temps nécessaire à ses bâtiments pour être en mesure de riposter, en proposant de les désarmer sur place.

    L’Amiral Sommerville hésite à passer aux actes. Il télégraphie à Londres pour essayer de provoquer de nouveaux ordres. Quand son message arrive à l’Amirauté, Churchill est présent, les amiraux anglais voudraient bien en rester là mais Churchill maintient ses ordres.

    En début d’après-midi, l’Amirauté française donne l’ordre aux escadres de Toulon et d’Alger de se porter au secours de Mers El Kebir.

    L’Amiral Gensoul, toujours pour gagner du temps, demande une nouvelle entrevue aux Anglais et il leur montre la directive de Darlan enjoignant aux Amiraux de lui désobéir s’il revenait sur ses ordres de sabordage. En vain.

    A 17 h, la flotte anglaise, idéalement placée, protégée par le relief de toute riposte initiale, ouvre le feu. Immédiatement, la flotte française tente de sortir de la rade pour se déployer et riposter.

    Dans l’enfer de Mers El Kebir :
    http://www.wlb-stuttgart.de/

    Seul, le Strasbourg escorté par quatre torpilleurs, parviendra à s’échapper et, après un bref engagement, sera rejoint par la flotte d’Oran, l’ensemble de ces bâtiments ralliera Toulon.

    Le Bretagne a coulé, emportant quelque 750 marins bretons. Les quelques rescapés tentent d’échapper aux Anglais.

    bretagne.gif 

    Pour le reste de la flotte à l’intérieur de la rade, c’est le massacre, écrasé sous les salves rapides anglaises, incapable de riposter ou de manœuvrer, l’ensemble des bâtiments est détruit ou coulé à l’exception miraculeuse du porte-avions Commandant-Teste.

    A 18h00, une heure plus tard, l’Amiral Gensoul demande un cesser le feu pour relever ses blessés et évacuer les bâtiments.

    Sur place, c’est une véritable boucherie, les 1 300 morts seront enterrés le lendemain. Les blessés sont évacués vers les hôpitaux d’Oranie. Mais le 6 juillet, il y aura un nouveau raid, trois vagues d’avions lancées par le porte-avions Ark Royal viendront parachever le travail, faisant 4 morts et 150 blessés supplémentaires. Le porte-avions Commandant-Teste aura pu s’échapper à l’aube du 4 juillet.

    En ce qui concerne les responsabilités, elles sont flagrantes et irrécusables. Elles se limitent à deux hommes à l’éthique dévoyée : Paul Raynaud, dont la suffisance et la légèreté livrèrent une France ligotée à son alliée la Grande Bretagne, Churchill, dont le manque total de scrupules et d’humanisme illustra le vieux dicton suivant lequel la fin justifie les moyens.
    Aujourd’hui encore des hommes, des femmes, pleurent les marins bretons tombés à Mers El Kebir et souhaitent rapatrier leurs dépouilles en Bretagne. Le gouvernement français fait la sourde oreille.

    Par merselkebir1940 le 20 avril, 2008 dans Non classé

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